L’Affaire Coffee House : 3e partie

Bonus Track ♥ : Dreams| Coffee House BO 2
Mon point de vue sur les déceptions amoureuses et le chagrin n’est plus le même que par le passé. […] Je n’ai pas envie que les personnages de ce drama  donnent l’impression de se raccrocher à l’amour. L’amour n’est pas le but de leur vie, il est là pour l’enrichir. Et je souhaite qu’ils soient tous passionnés par ce qu’ils font.

Pyo Min-Soo ¹

Éclairée par les propos de l’auteur, quelques petites réflexions personnelles pour conclure cette enquête.

• SEUNG-YEON

L’habit ne fait pas le moine – certes – mais c’est quand même en la voyant dans cette tenue que Seung-Yeong a piqué ma curiosité (à la fin de l’épisode 6, il était temps).  Mais… C’est qu’elle aurait de l’ambition cette jeune femme ? (Oui on peut déduire ce genre de chose à partir d’une simple veste, je vous assure). Et bien drama :  tu m’intéresses.
Parce que pris sous cette angle, tout le début prend sens : le fait qu’elle soit présentée comme la narratrice de l’histoire (ce qui explique du coup son omniprésence tout au long des épisodes). Son rôle clé dans la relation Eun-Yeong~Jin-Soo. La possibilité d’une carrière d’écrivain. Sa dévotion qui ne cherche pas à gagner les faveurs amoureuses de son patron… Et bien VOILÀ une histoire qui me plaît. D’autant que par la suite Seung-Yeong nous donne droit à des situations hilarantes  dont elle n’est plus la pauvre victime (sa scène de voyeurisme avec Ji-Won notamment, est à mourir de rire).

• JIN-SOO

Étant le plus impénétrable des personnages de ce drama, il m’était difficile de ressentir de l’empathie pour lui.  Mais dès lors que j’ai pu entrevoir son point de vue, il est devenu le protagoniste dont je me suis sentie le plus proche.
Je laisse ici la place aux mots de Noh Hee Kyung² qui – en mon sens – capturent très bien la nature de son dilemme.

J’ai longtemps été dominée par un instinct d’auto-conservation redoutable. Et lorsque j’étais amoureuse, c’était encore pire. […]

Ne rien dire que je ne puisse assumer. Un sentiment de responsabilité vis à vis des mots que j’aurai moi-même prononcés pourrait me piéger. Prenons ça à la légère, à la légère. […]

De cette façon, lorsque les choses se termineront, sans pleurer, nous nous dirons au revoir pour de bon. Je pensais que c’était la bonne chose à faire. Je pensais sincèrement que cela m’empêcherait d’être blessée et de blesser les autres.

Néanmoins, un jour soudainement, cette pensée m’est venue à l’esprit : « Suis-je vraiment heureuse de vivre comme ça ? »
Je ne l’étais pas.

• COMPOSITION, OMBRES ET LUMIÈRES

Parce que le charme de Coffee House se situe là aussi… J’ai mis 7 épisodes avant de m’en rendre compte, aveuglée par mon cœur de midinette qui devait d’abord être rassuré sur la nature des rapports entre Eun-Yeong et Jin-Soo *tousse*. Mais une fois mon attention détachée d’eux : j’ai été envoûtée.
Tout ce soin apporté au cadrage et à l’éclairage. Toutes ces heures nécessaires pour marier les tons et les couleurs, couplées au rythme soutenu des tournages :  je suis vraiment impressionnée par le résultat. D’autant qu’on ne  remarque pas forcément tout ça à première vue. Ce travail soigné et subtil est vraiment fait pour mettre en valeur l’histoire et renforcer la cohérence des personnages : la preuve d’une grande humilité et d’un véritable talent. Surtout ne faites pas la même erreur que moi : ouvrez grand vos yeux dès le premier épisode…

***

Coffee House n’est pas sans défaut – loin de là – mais rien qui n’ait pu entamer mon enthousiasme. Une fois lancé,  ce drama a su m’embarquer, me charmer, m’interroger, voir même m’inspirer.  Et dieu sait que je n’étais pas du tout  du tout convaincue… Mon seul vrai regret reste le choix du titre. Page One, la version d’origine, aurait été tellement plus significative et cohérente *soupir*.

Si je pourrais passer encore des heures à me répandre sur Dong-Woo ou à essayer de vous prouver que le vrai triangle amoureux de ce drama se joue entre Ji-Won, Jin-Soo et Halmeoni³ (rires) je vous invite surtout à vous laisser tenter : Coffee House a vraiment de quoi vous surprendre…

Paroles de sceptique !

L’Affaire Coffee House : 2e partie

p.s : et pour les inconditionnels des visionnages marathons, les derniers épisodes seront diffusés dans deux semaines. Vous n’aurez donc plus AUCUNE excuse.

Notes

¹ Réalisateur de Coffee House, interview pour ELLE Korea

² Everyone Not In Love Now Are Guilty – Noh Hee Kyung
지금 사랑하지 않는 자, 모두 유죄
– 노희경 (2008)
Traduction française faite à partir de la version de Daheefanel

³ Grand-mère en coréen et ici, celle de Seun-Yeong en particulier.

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