Tale of the Fox Child : mais fais-moi PEUR

Seul. Dans une grotte. En pleine nuit . Tu ne cherches pas les ennuis toi déjà, hein ?

BONUS TRACK ♥ : 상사 | Morae | Gumiho : Tale of the Fox’s Child BO

Diffusion : KBS, 2010
Nombre d’épisodes : 16
Réalisateurs : Lee Geon-joon, Lee Jae-sang (The Sons of Sol Pharmacy House, Dal Ja’s Spring)
Scénaristes : Jeong Do-yoon, Oh Seon-hyeong

Intrigue : À l’aube de leurs 10 ans, deux fillettes voient leur destin scellé par la prophétie d’un chamane. Pour que l’une d’elle puisse vivre, l’autre doit être obligatoirement sacrifiée. Commence alors un chassé-croisé mortel entre et avec leurs parents, prêts à tout pour sauver la vie de leurs chères têtes blondes (enfin brunes).

AVANT de l’avoir vu : Frissons. Sueurs froides. Angoisse. Voilà ce que j’attendais de ce drama. Très intriguée également par le thème de  la fillette mi-Gumiho.

APRÈS 8 épisodes : L’histoire tourne à la farce tragédie grecque. Exaspérant.

Il m’a fallu (beaucoup) de temps avant de saisir le cœur du problème car TOFC présente – par ailleurs – plusieurs aspects intrigants. À commencer par la relation YEON-I~CHO-OK.

Chacune de ces fillettes fonctionne comme le reflet inverse de l’autre. La première est une Gumiho qui s’ignore néanmoins douce, respectueuse et intelligente. La seconde est une petite peste née, voir cruelle à ses heures. Très ironiquement, une prophétie dit que Cho-Ok est celle qui devra manger le foie de Yeon-I afin de survivre aux maladies mystérieuses qui la frappent depuis sa naissance.

En découle logiquement le dilemme du Seigneur DOO-SOO. Seul à être au courant de la prophétie et père avant tout, il ne peut pas laisser sa fille Cho-Ok mourir sous ses yeux. Hors sa conscience lui rappelle aussi que sacrifier la vie d’une autre enfant innocente est quelque chose de foncièrement criminel. D’autant qu’il  se prend d’affection pour Yeon-I et tombe sous le charme de sa mère SAN-DAEK.

Le chamane MAN-SIK (Cheon Ho-Jin) qui est à l’origine de la prophétie, semble être mu par d’impénétrables motivations. Son aspect stoïque à tout épreuve,  fait sûrement de lui le personnage le plus inquiétant.

Nous avons également droit à un EXORCISTE (Park Soo-Hyeon) aux allures de Jack Sparrow *sexy*, bien décidé à traquer et tuer San-Daek. Sans oublier CHEON-WOO, le serviteur muet de Doo-Soo qui silencieusement mais sûrement, n’hésite jamais à mettre sa vie en danger pour protèger Yeon-I et sa mère.

Je ne m’étendrais pas sur l’histoire d’amour entre Yeon-I et son jeune seigneur JEONG-GYOO (Lee Min-Ho). Elle est certes charmante mais je trouve que Yeon-I a bien plus d’alchimie avec CHOONG-IL (Kim Woo-Seok) même si leurs échanges sont bien moins nombreux.

Fils aîné du Seigneur Doo-Soo, Choong-Il lui vient en aide alors qu’elle est injustement accusée de vol… Pour  mieux lui dérober l’objet en question (à savoir : une perle de Jade que la fillette était venue revendre pour soigner sa mère). Il se révèlera (heureusement) bien moins désagréable au fil des épisodes et surtout bien moins ennuyeux que le si lisse et si vertueux Jeong-Gyoo.

Mais tout cela n’aura pas empêché TOFC de basculer dans le grand n’importe quoi.

En ce qui me concerne, je pense que cela tient principalement à l’incohérence du personnage de SAN-DAEK. Mesdames les scénaristes : c’est bien gentil de vouloir pétrir ce personnage de mille et une contradictions pour en faire une créature torturée. Sauf qu’il faut pouvoir les gérer tout au long du récit ces dites contradictions et sans que ça nous saute (désagréablement) à la figure.

Voilà une Gumiho qui méprise l’espèce humaine et qui – pourtant – choisit de se marier avec le premier imprudent du coin, venu se réfugier dans sa tanière. Euh. Elle n’en pouvait vraiment plus de vivre seule au fin fond des cavernes ? C’est ça ? Non parce que finir par passer près de 10 ans à jouer les épouses soumises dévouées à la merci d’un joueur invétéré, porté sur l’alcool alors que par ailleurs on la voit botter les fesses de Jack Sparrow l’exorciste façon Wu Xia Pian et tout et tout ? What The Heck ?!
Et que dire de ses seconde noces avec le Seigneur Doo-Soo pour le… Remercier ?! Alors qu’à l’article de la mort, elle jurait sur ses grands dieux qu’elle en avait finit avec les êtres humains ! D’autant que monsieur Doo-Soo a déjà  deux autres épouses, prêtes à défendre leur terri… Aïe… Ma tête… Trop… D’informations… Ridiculement…  Contradictoires.

Bon. On pourrait toujours me dire que c’est pour le bien de sa fille *tousse* et pour la protéger *re-tousse* que San-Daek décide à chaque fois de faire profil bas. Sauf  qu’elle s’applique systématiquement à laisser Yeon-I toute seule, au moment précis où un danger est imminent : prison, torture, noyade et j’en passe (point particulièrement ridicule de ce drama d’ailleurs : combien de fois peut-on chercher à tuer une gamine en UN SEUL épisode ? Franchement ?). Désolé mais cette forme de dévotion ne me convainc pas une seule seconde.
Ou alors… Est-ce simplement que San-Deak a très mauvais goût en matière d’hommes ? Et il est passé OÙ son instinct de Gumiho, là ? En même temps, son flair ne lui permet même pas de situer sa fille à trois mètres à la ronde,  donc bon. On ne va pas se faire d’illusion.

Le drama insiste sur les relations parents-enfants et celle de San-Daek et Yeon-I en particulier. La première nous étant présentée comme l’incarnation de la mère protectrice, prête à tout pour son enfant.

Mais alors pourquoi semble -t-elle être dépourvue de BON SENS et d’un minimum de prudence ?! Lorsque sa tentative de transformation en être humain échoue, San-Daek sait pertinemment que Yeon-I est vouée à hériter de ses pouvoirs de Gumiho. Ignorant tout de la situation, la fillette est dès lors particulièrement vulnérable aux risques qui l’entourent, comme aux manifestations de sa nature non-humaine. Hors après la 1ère transformation de Yeon-I, San-Daek ne trouve pas mieux que de mentir à sa fille et de lui faire croire qu’il s’agit là d’une maladie honteuse… Et soudain, je me dis : misère, on ne va pas s’en sortir.

Le reste de l’histoire n’est qu’une surenchère d’hystéries collectives : ça crie, ça hurle, ça  se fait de gros yeux menaçants. Et la situation n’avance pas d’un pouce. Le drama m’a largué en coinçant San-Daek au fond d’une rivière pendant tout un épisode, suivi de celui où tout le monde court après Yeon-I, hurlant son nom sur tous les tons pendant 1 heure. 1 HEURE… Et la tension dramatique dans tout ça ? Niet. Quechic. Nada.

VERDICT : En visionnant le reste des épisodes en lecture (très) rapide, mon exaspération fut confirmée. Je n’ai strictement rien manqué. [DÉBUT SPOILER] Et sérieusement drama : faire revenir Yeon-I d’entre les morts sous forme d’esprit frappeur + une San-Daek amnésique ?

Bon. Ce qui est sûr, c’est qu’à défaut de me faire peur à moi, il est clair que TU n’as vraiment peur de rien, hein ?[FIN SPOILER]

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