Misfits : Saison 01 – Épisode 01

Lorsque j’ai ouvert ce blog l’année dernière, je souhaitais le dédier uniquement à la production télévisuelle asiatique car 1°/ elle m’obnubilait et 2°/ j’avais beaucoup de mal à trouver des infos, côté français, sur la question.
Le manque de dramas (susceptibles de m’intéresser) en ce début d’année aidant, mon pêché mignon pour les séries en général a repris le dessus et aujourd’hui, c’est d’une série britannique dont je souhaiterai vous parler.

Oubliez dès maintenant tout sens des convenances, car vous entrez désormais en territoire MISFITS (Inadaptés en anglais) une série classée – de 18 ans lors de sa diffusion en Angleterre,  dû à son contenu  sexuel explicite et à la crudité de ses dialogues. Vous êtes prévenus.

INTRIGUE : 5 adolescents condamnés à des travaux d’intérêts généraux, vont se retrouver avec des supers pouvoirs, après avoir été frappés par une pluie de météorites la foudre.

AVIS
Commençons par une petite définition.

Truculent : adjectif qui s’applique à tout ce qui est à la fois brutal et gai, réaliste, pittoresque et haut en couleur.

Voilà. Si je devais choisir un terme pour qualifier cette série, ce serait celui-là. Tru.cu.lent. Et vous allez vite comprendre pourquoi. Ce premier épisode nous présente 5 délinquants, condamnés pour des raisons diverses et variées : bagarre, conduite en état d’ivresse, détention de drogue, tentative d’incendie et vol de friandises. Des antihéros au possible.
Rien ne les destinait à se rencontrer, encore moins à s’apprécier, mais rien de tel qu’un meurtre pour sceller une amitié inexistante naissante, non ?

Avec son humour caustique teinté d’auto-dérision, Misfits offre enfin une alternative au bon-vieux-super-héros-trop-propre-sur-lui en optant pour une approche réaliste et terre à terre,  insufflant une humanité surprenante à tout cet improbable concept. À l’image, le travail est sobre bien que stylisé, les effets spéciaux sont on ne peut plus dépouillés, laissant la part belle au talent des acteurs dont – je tiens à le souligner – l’allure et le charisme n’ont rien à voir ni à envier aux éternels canons de beauté made in Hollywood. Enfin des filles avec de vraies formes et des garçons qui n’ont pas l’air tout droit sortis d’usines à GI Joe.

Mais ce que je trouve vraiment bien vu dans toute cette histoire, ce sont les pouvoirs de nos protagonistes. Sorte de version exacerbée de leur  caractère ou de leurs préoccupations les plus intimes, ce sont eux qui paradoxalement rendent le tout particulièrement crédible.

LE PLUS

• La séquence d’ouverture.

• L’accent de KELLY (Lauren Socha).

• Le personnage de NATHAN (Robert Sheehan) qui, il faut bien le dire, serait insupportable dans la vraie vie.

• La scène de l’orage.

• La relation Nathan-Kelly.  Classique pour son côté attirance-chamaillerie, mais savoureuse grâce au pouvoir de Kelly et aux regards incendiaires de Nathan.

• La relation Nathan-SIMON (Iwan Rheon). Mention spéciale pour le lancé de canette et l’imitation du pervers, fétiche des petites culottes.

• Révéler tous les pouvoirs de la bande, excepté celui de Nathan. Brillant.

LE MOINS

• ALISHA (Antonia Thomas) pratiquant une fellation sur sa bouteille d’eau. Certes, l’histoire de ses péripéties était à mourir d’ennuie et elle est censée être une aguicheuse mais… Est-ce  le choix du gros plan ? Ou bien le montage alterné avec  une Kelly essoufflée, poursuivie par l’agent de probation ? Ou simplement le fait que je ne sois pas un homme hétérosexuel ? En tout cas quelque chose me semble toujours déplacé chaque fois que j’en arrive à cette scène-là.

• La raison pour laquelle la mère de Nathan le jette dehors. Je ne doute pas une seconde que son fils le mérite (moi je l’aurai sûrement étranglé bien avant ça) mais justifier son acte par sa relation avec son petit-ami laisse un arrière-goût de « mère indigne » qui ne me semblait pas nécessaire.

• Le personnage de CURTIS (Nathan Stewart-Jarrett). Je n’ai rien de particulier à lui reprocher (c’est quand même grâce à lui que tout le monde survie, enfin presque tout le monde) mais aux côtés de ses acolytes, il est – à ce stade – un peu fadasse. Oui bon, d’accord, sûrement qu’il est juste le plus normal de la bande (rires).

LA RÉPLIQUE QUI TUE

« If you call me a chav* one more time, I will kick you so hard in the cunt, your mum will feel it. »

(Traite-moi de chav encore une fois et  je te défoncerai la chatte si fort que ta mère le sentira. )

* Le terme de chav pourrait en France, correspondre à celui de racaille. Cependant, notez qu’en Angleterre, ce stéréotype ne désigne pas les générations issues de l’immigration mais se réfère à une tranche de la population adolescente, blanche, issue de la classe ouvrière. Et pour les plus curieux, voici une parodie de chav : Vicky Pollard (Little Britain) au côté de Kate Moss.

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