Bilan 2012 : Take one

Cette année, bonne résolution. Je ne ferai plus mes bilans de séries au dernier moment. Je ne ferai plus mes bilans de séries au dernier moment. Je ne ferai plus mes bilans de séries au dernier moment. Premier round : Castle, What’s Up et The Moon That Embraces The Sun.

ATTENTION SPOILERS !

CASTLE

Diffusion : ABC (en cours)
Saisons  vues : 4/4
Créateur de la série : Andrew W. Marlowe

Intrigue : Une série de meurtres inspirés de ses livres, va mener un écrivain tout droit vers sa nouvelle muse, l’inspectrice chargée de l’enquête.

TOUT A COMMENCÉ POUR : Nathan Fillion. Après la débâcle que fut la diffusion de Firefly et sa participation on ne peut plus limitée dans la série Buffy, j’étais ravie de le voir enfin camper un rôle régulièrement. Alias RICHARD CASTLE, auteur à succès, au cœur tendre mais à l’égo surdimensionné.

ET… Joli contre-pied que de faire vivre ce Casanova avec sa mère option diva (Susan Sullivan) et sa fille réservée et studieuse (Molly Queen). Rien de tel qu’une petite dose quotidienne d’humilité pour remettre les pendules à l’heure.

Rien d’innovant dans sa relation avec KATE BECKET (Stana Katic) : mode harcèlement antagonisme oblige. Lui, fasciné par cette femme de caractère. Elle, exaspérée d’avoir un amateur dans les pattes. Si ce n’est que notre policière préfèrerait mourir plutôt que d’admettre sa passion pour les livres de notre héros. Ah!

Mais Castle sait être un homme charmant et fraternise très vite avec deux autres membres de la brigade, JAVIER ESPOSITO (Jon Huertas) et KEVIN RYAN (Seamus Dever) nous offrant dans la foulée, de beaux moments de bromance.

Vous l’aurez compris,  humour et alchimie sont au rendez-vous pour cette série.

MAIS… 4 saisons, ça fait long. Surtout quand l’intrigue de fond ne tient qu’à la romance Castle/Becket. Plutôt que d’explorer l’humanité des personnages, ou de nous donner un mystère à résoudre pour la saison, les 17 personnes créditées au scénario font le choix de la carte Oups ! Mauvais timing. Attentat à la bombe, attaque biologique, complot, tigre, snipers ou amnésie simulée, choisissez l’obstacle du jour pour empêcher ces deux-là d’officialiser leur relation.

Chers scénaristes atteints du complexe de conte de fée, comprenez que désormais la vie ne s’arrête plus à un « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». Alors pourriez-vous arrêter cette surenchère de tensions complètement artificielles ? Tout le monde connaît déjà l’issue de cette relation.

Ceci étant dit, je continue de regarder cette série, car tel est le pouvoir diabolique des Formula Shows : installer une routine familière (un meurtre/un épisode) et miser sur le capital sympathie des personnages. Redoutable.

Voie parallèle : Bones (2005) série créée par Hart Hanson (Cupid)
Pour le couple phare et ses 6 ans de préliminaires. Certains épisodes en stand alone sont juste brillants et j’avoue avoir une certaine fascination pour le personnage de Brennan.

WHAT’S UP

Diffusion : MBN (2011)
Épisodes vus : 16/20
Réalisateurs : Jang Mi-Ja, Song Ji-Won
Scénariste : Song Ji-Na (Story of a Man)

Intrigue : Fame In Korea.

TOUT A COMMENCÉ POUR :  les raisons évoquées ici  il y a un peu plus d’un an. À ça, étaient venu s’ajouter deux valeurs sûres : Oh Man-Seok au casting et Song Ji-Na au scénario. Le tout enveloppé dans des images au réalisme travaillé. Le résultat avait de quoi être prometteur !

MAIS… Je n’ai jamais vraiment réussi à m’intéresser aux personnages ni à me soucier de ce qui pouvait leur arriver. Soit un cas exemplaire d’Aspirational Gap.

What’s Up : Ah mais moi Madame, c’est que je prends le thème de la comédie musicale au sérieux. Deux de mes acteurs principaux sont des habituésdu music hall et  de vraies auditions ont été organisées pour le casting des étudiants.

Moi : Mais je l’admets. La mise en scène et la distribution étaient au rendez-vous. Mais alors, pour ce qui est de l’histoire…

What’s Up : Et bien quoi l’histoire ?

Moi : On me promet les coulisses d’une comédie musicale, avec son lot de désillusions, de victoires, de sueurs et d’ardeur, et  je me retrouve avec des jeunes gens en pleine crise d’adolescence.

What’s Up : Tu n’y comprends rien ! Ce sont des rebelles !

Moi : Oulala, ça se coupe les cheveux et ça ment à ses parents, mazette ! En attendant ils se soumettent tous à une sélection et font un choix d’études spécifiques. Et quand les voit-on vraiment apprendre leur métier ou développer leur talent ? Hein ? Quand ?

What’s Up : Tu es injuste. Prends par exemple  l’épreuve que doit traverser ce pauvre BYUNG-GUN (Jo Jeong-Seok) avec son blocage au chant.

Moi : Très bien, là tu marques un point. Hélas BYUN-GUN n’est pas le personnage principal de cette histoire. Il ne peut pas à lui tout seul, sauver tout le bateau.

Quand l’un des points clés du scénario comme JAE-HON (Im Joo-Hwan) et son erreur de casting, se retrouve mis à mal par sa relation – particulièrement inaboutie – avec TAE-I (Kim Ji-Won) , c’est quand même problématique.

What’s Up : Mais regarde-les s’y mettre pour le spectacle de fin d’année !

Moi : Mais ils le font parce que leur professeur va mourir ! Oui, c’est terrible et tout et tout mais qu’en est-il des motivations de nos héros ? De quoi est faite leur propre ambition ? Et leur sens de l’invention ? Je veux les voir s’impliquer pour quelque chose qu’ils aiment FAIRE et non pas par principe ou bons sentiments.

Car comme Fame a su si bien le dire à propos de la danse, et que j’appliquerai dans ce contexte, à toute pratique artistique :

It’s not a way of getting through school. It’s a way of life. *

* Ça n’est pas un moyen de réussir votre scolarité. C’est une façon de vivre.

What’s Up : Rooh mais si tu viens nous citer un classique là, tout de suite…

Moi : Mais j’ai une remarque bien plus révélatrice qui traduit bien comment What’s Up a raté quelque chose quelque part. Après 16 épisodes, je n’ai retenu aucune chanson. AUCUNE. Plutôt ironique pour une comédie musicale, non ?

What’s Up : Non là c’est de la mauvaise foie.

Moi : Si seulement…

Voie parallèle : Gokinjo Monogatari (1995) écrit et dessiné par Ai Yazawa.
Pour la similitude du cadre scolaire « artistique ». Sauf qu’ici, de jeunes lycéens n’hésitent pas à prendre des initiatives pour présenter leur projets, soient-ils dans le domaine de la mode, de la peinture, du design, voir même du jeu vidéo ! Ambiance survoltée garantie !

THE MOON THAT EMBRACES THE SUN


Diffusion : MBC (2012)
Épisodes vus : 09/20
Réalisateurs : Kim Do-Hoon, Lee Seong-Joon
Scénariste : Jin Soo-Wan (Capital Scandal)

Intrigue : Une prophétie. Deux soleils. Deux lunes. Deux survivants… Littéralement.

TOUT A COMMENCÉ POUR : Yeo ! Jin ! Goo !

ET… Les 6 premiers épisodes sont un régal, puisqu’ils se concentrent essentiellement sur son personnage.  Jin-Goo incarne avec humour et entrain le prince LEE HWON, un adepte des devinettes et des fugues, stratège à ses heures, qui adore son grand frère MYONG-GOON (Lee Min-Ho) et qui se défoule sur son conseiller personnel HYEONG-SEON (Jeong Eun-Pyo),  en  l’envoyant régulièrement… Au coin.

Il ne faudra pas moins d’une sœur et d’un frère pour réussir à mater apprivoiser cette jeune tête couronnée, avec d’un côté YEON-WO (Kim Yoo-Jeong) et son esprit aiguisé, et de l’autre HEO YOM (Si-Wan) jeune tuteur à l’aura étincelante. Et oui, on fait avec ce qu’on a, hein.

MAIS… La malédiction frappe. Un sort est jeté. Et avec l’arrivée  du casting adulte, Jin Soo-Wan la scénariste, choisi de sacrifier tout ce qui faisait le charme de ses personnages, sur l’autel d’une intrigue mélo à souhait.

Elle coince MYONG-GOON (Jeong Il-Woo) dans son statut d’enfant illégitime, en le laissant ruminer une rancœur fraternelle peu crédible. Il est évident qu’il n’entretient aucune espèce d’ambition politique et que son affection pour LEE HWON est sincère et partagée. Pourquoi nous forcer un conflit qui ne tient que sur du vent, alors qu’étudier leur loyauté réciproque aurai été bien plus intéressant ?

 YEON-WO (Han Ga-Hin) à ce stade, a perdu la mémoire et croit être une chamane. Jin Soo-Wan a tout d’abord la bonne idée d’utiliser l’intelligence et la répartie naturelles de ce personnage comme parade à l’inexistence de ses pouvoirs. N’est ce pas amusant de la voir croire que ses souvenirs appartiennent à un esprit venu la hanter ? Quoi de plus naturel pour une chamane après tout ? (rires)
Les prémisses d’une bromance au féminin étaient également en place pour YEON-WO et SEOL (Yoon Seung-Ah) son ancienne servante,  experte au sabre.

Mais tout ça fût jeté aux orties lorsque notre chère scénariste eut la joyeuse idée de mettre notre héroïne littéralement au placard, pour près de 10 épisodes (?!) au nom d’une prophétie où la lune (YEON-WO) doit rester aux côtés du soleil (LEE HWON ) coûte que coûte. *soupir*

Ah. Le cas Kim Soo-Yeon (LEE HWON ) Erreur de casting, victime d’un double handicap.
Le premier est somme toute personnel, puisqu’il me fait pensé à Yoo Seung-Ho, en bien moins charismatique. Résultat : petite déception systématique chaque fois que je le vois.
Le second est que j’ai beau savoir qu’il a dans la vraie vie 11 ans (!) de plus  que Yeo Jin-Goo, le fait est qu’ils ont l’air d’avoir sensiblement le même âge à l’écran. Et là encore, Soo-Yeon ne tient pas la comparaison.

Alors bien sûr, il a hérité de la partie la plus ingrate  de la vie de LEE-WON  alias le roi ombrageux, coincé dans son palais, le postérieur inexplicablement vissé sur son trône. Mais il est également vrai que sa courte expérience d’acteur (ou son manque de poil au menton ?) ne lui donne pas encore assez de bouteille pour instaurer, avec sa simple présence, l’aura d’un monarque.

Disons juste que je n’aurais pas été celle qui lui aurait décerné le Baeksang Awards du Meilleur Acteur pour ce rôle. Ah les mystères du show business.

Et là, quand tout semble perdu, arrive Kim Min-Seo (BO-KYEONG), la méchante reine, la mauvaise lune, en bref la némésis de YEON-WO depuis leur enfance.

Contrairement à ses collègues, le manque de profondeur de son personnage à l’écriture, semble particulièrement l’inspirer. Elle réussit en deux épisodes et demi à rendre BO-KYEONG intrigante et vibrante. Face à sa déchéance annoncée et partiellement méritée, Min-Seo insuffle une telle humanité à son personnage, qu’elle en devient touchante.

J’ai donc cherché un peu du côté de sa filmographie, et oh surprise : CHO-SEON, la gisaeng de Sungkyunkwan Scandal, c’était elle ! Et bien Min-Seo-sshi, tu peux être sûre que je jetterai un coup d’œil sur tes prochains projets.

Voie parallèle : The Moon That Embraces The Sun le livre, écrit par Jung Eun Gwol.
Le roman à l’origine du drama. Les 6 premiers chapitres ont été traduits (en anglais) chez Electric Ground, l’occasion d’y découvrir une atmosphère et une intrigue bien différentes de la série…

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